
Redéfinir notre rapport au vivant : telle est la quête de Pierre-Jean Chabert. Ses sculptures ne se contentent pas d’être vues — elles se ressentent. Elles imposent une présence, suspendent le temps, captent l’instant où l’animal bascule du mouvement à la tension contenue.
« Chercher la magie, celle qui fera naître le vivant du figé.
Insuffler la vie dans la terre, puis dans le bronze.
Arrêter le temps, faire en sorte que l’on entende les battements du cœur, que l’on perçoive ce frémissement qui donne vie aux choses. »
Son bestiaire explore la force brute autant que la fragilité de l’instant. Chaque œuvre se construit autour d’un point d’équilibre précaire : un muscle tendu, un souffle retenu, une posture à la frontière de l’élan et de l’arrêt.
Dans la brume, à l’orée d’un bois, au cœur de la lutte ou du rut, ses animaux ne sont ni décoratifs ni symboliques. Ils sont présence. Ils incarnent cette violence vitale — celle de la survie, de l’instinct, du territoire — mais aussi une forme d’intensité silencieuse.
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